Chronologie des Auberges de Jeunesse – 1944-1997

  1. A la Libération, les AFJ et les CDR disparaissent au bénéfice d’un organisme technique, l’Union française des auberges de la jeunesse (UFAJ), et d’un mouvement d’usagers, Mouvement uni des auberges de jeunesse (MUAJ).

Le 22 décembre 1944, création de l’Organisation centrale des camps et auberges de la jeunesse (OCCAJ), à l’initiative de militants de l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF).

1945.Création de la Fédération internationale des auberges de la jeunesse (FIAJ), en anglais International Youth Hostels Fédération (IYHF), qui remplace l’Union internationale des auberges de la jeunesse.

Novembre 1945, les militants communistes et une grande partie de l’ancienne équipe dirigeante des Camarades de la route quittent le MUAJ: certains créent l’association Ajistes et campeurs de France, qui devient rapidement une section de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF). Ils publient une brochure intitulé: Nous ne serons pas complices, justifiant leur position, auquel des militants ajistes répondent par un manifeste. L’ajisme continue, et transforment le MUAJ en Mouvement laïc des auberges de jeunesse (MLAJ).

1946.Tentative avortée de création par l’UFAJ et Maurice Tadier d’une association regroupant toutes les associations d’auberges de jeunesse : Fondation française pour les auberges de la jeunesse (FFAJ).

1947.Le MLAJ quitte l’UFAJ.

1948.Créationà l’intérieur du MLAJ du Comité d’initiative pour un ajisme ouvrier (CIAO) d’inspiration libertaire. En désaccord avec le MLAJ, Marcel Auvert crée le Centre laïque des auberges de la jeunesse (CLAJ) dit CLAJ-Auvert.

Les Auberges de Jeunesse - Randonnée vers 1937
Les Auberges de Jeunesse – Randonnée vers 1937

1949.Le MLAJ fonde, avec le concours des organisations laïques et de centrales syndicales (CGT-FO et CNT), le Centre laïque des auberges de jeunesse et du plein air (CLAJPA). Création, à son initiative, du Bureau international des usagers des auberges de jeunesse. Instauration de la Commission d’études des auberges de la jeunesse dite «Commission Morice», première tentative gouvernementale de réaliser l’union des auberges de jeunesse. Arrêté instituant une Fédération unique des auberges de la jeunesse. Création du Comité provisoire des auberges de la jeunesse.

  1. Mise en place des comités provisoires départementaux. Mort de Marc Sangnier. Les communistes et catholiques de l’UFAJ rompent les pourparlers visant à l’unité et créent la Fédération française des auberges de la jeunesse (FFAJ), reconnue par la Fédération internationale des auberges de jeunesse (IYHF). Formation par le MLAJ et le CLAJPA, avec le concours des organisations laïques et de centrales syndicales, de la Fédération nationale des auberges de jeunesse (FNAJ), agréée par le gouvernement.
  2. Congrès de Choisy-le-Roi. Dénonçant les risques d’étatisation des auberges de jeunesse, des militants libertaires quittent le CLAJ-PAet créent le Comité d’action pour un ajisme indépendant et le Mouvement indépendant des auberges de jeunesse (MIAJ).

    Daniel Lambert - Mémoire d'Ajiste
    Gaucho a été un militant engagé, partisan et acteur avec bien d’autres de la scission de 1951
  3. Avec la Conférence de l’IYHF à Rome, les porteurs de la carte de la FNAJ sont désormais admis dans les AJ étrangères.

1953.Première amorce de pourparlers d’unité entre la FNAJ et l’UFAJ. Au congrès de Suresnes, la FNAJ s’engage vers l’unité. Création par le gouvernement de la Commission d’étude des problèmes des auberges de jeunesse.1954.Enquête du ministèrechargé de la Jeunesse et de l’Education populaire sur les deux fédérations.Rupture des pourparlers entre laFNAJ etl’UFAJ. Tentative avortée d’un rapprochement entre la FNAJ et le MIAJ.

1955.La FFAJet la FNAJse mettent d’accord sur les principes d’une fédération unie et désignent un comité paritaire provisoire.

1956.Devant la lenteur des pourparlers, le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse et de l’Education populaire, suspend le versement des subventions de fonctionnement à la FFAJ. Reprise des négociations qui conduisent à la création de la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ).Assemblée constitutive de Paris. Fixation d’une période probatoire de trois ans.

1958.Congrès de Paris. La période probatoire ayant été ramenée à deux ans, les associations constitutives cèdent leurs biens à la FUAJet le comité directeur provisoire fait place à un comité directeur élu. L’OCCAJchange de titre et quitte la FUAJ. La LFAJconserve son autonomie. Des militants, principalement issus de la FNAJ, dénoncent l’orientation de la nouvelle fédération, s’éloignant, selon eux, de l’esprit des pourparlers d’unité et créent le courant «Pour un ajisme éducatif».

1959.Prenant prétexte des positions de la FUAJ en faveur de l’école publique, et de son attitude face aux évènements d’Algérie, la LFAJquitte la FUAJ. Progression du courant «Pour un ajisme éducatif».

1960.Organisation par la FUAJdu Rallye international des auberges de jeunesse à Boulouris (Var). Le courant «Pour un ajisme éducatif» obtient 41% des sièges au comité directeur.

1961.Mort de Richard Schirrmann. Grands rassemblements: «Aux rendez-vous de l’Ajisme».

1962.Ouverture du Centre culturel national de Tours. Instauration de la «Commission de confrontation»destinée à examiner les points de divergence entre la majorité et l’opposition. Conclusion des «accords de Bagneux»,mettant fin au conflit au sein de la FUAJ.

1966.Tentative française de créer un groupe «méditerranéen» destiné à contrebalancer l’influence des Anglo-Saxons et des Germaniques dans la IYHF. Protocole d’accord entre la FUAJ et la LFAJ à propos de la fréquentation de leurs installations respectives.

1968.Publication par d’anciens responsables nationaux d’une lettre ouverte au comité directeur dénonçant la nouvelle orientation et les projets de réorganisation de la FUAJ.

1969.Manifeste du courant d’opposition: «Pour un ajisme moderne, démocratique et indépendant». Constitution d’une «Grande commission» destinée à rapprocherles diverses positions en présence à la FUAJ.

1970.Publication, par la FUAJ, d’un «Livre blanc» sur les auberges de jeunesse.

1973.Assemblée générale de Marseille: institution des «conseillers de gestion».

1976.S’interrogeant sur l’avenir de l’Ajisme et des auberges de jeunesse, Eugène Quet publie le «Manifeste».

1977.Assemblée générale de Paris. Extrême éparpillement des positions. Fin de la dernière opposition pour un ajisme éducatif. Mort d’Eugène Quet.

1979.Cinquantième anniversaire des auberges de jeunesse en France. Assemblée générale de Paris : modification des structures assurant la permanence des membres élus au comité directeur. Suppression des «conseillers de gestion.»

1980.Congrès de Gouvieux (Oise). Dernière assemblée réunie sur la base des structures originelles de la FUAJ. 1984.La LFAJ revendique l’élargissement de son protocole d’accord avec la Fédération unie et sa reconnaissance internationale. Refus de la FUAJ, appuyée par l’IYHF.

1996.Disparition des associations départementales, remplacées par les «structures labellisées»: associations ajistes gestionnaires des auberges de jeunesse.

1997.Deuxième demande de reconnaissance internationale de la LFAJ. La FUAJ propose la fusion à la Ligue, qui refuse.

Cette chronologie a été emprunté au Archives du Val de Marne dans leur brochure sur les Auberges de Jeunesse

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