Ludwigstein – Un mémorial héroïque sur la Werra !

L’antique château renaît, rendu à une jeunesse vibrante; ainsi la patrie allemande se relèvera-t-elle, rajeunie.

Le château de Ludwigstein, près de Werleshausen sur la Werra, fut édifié en 1415 comme forteresse défensive des landgraves de Hesse. Après une histoire mouvementée et de fréquents changements de destination, il était, depuis 1870, demeuré inhabité et s’acheminait lentement vers la ruine.

Dès la guerre, les anciens Wandervögel avaient envisagé son acquisition, lors de leurs randonnées dans la vallée de la Werra. À partir de 1919, des soldats Wandervögel revenus du front passèrent à l’acte et firent naître une forteresse de jeunesse. Dès 1908 déjà, Enno Harten se tenait, force motrice, derrière ce projet.

En 1919, le ministre prussien de l’Agriculture donna son accord pour la vente du château ; sous la direction d’Enno Warten, un comité de travail composé d’anciens soldats Wandervögel issus des ligues (Bünde) les plus diverses put alors entrer en action. Au-delà des appartenances particulières, le château devait devenir un lieu ouvert à l’ensemble de la jeunesse allemande.

Pour des raisons juridiques, une « Association pour l’acquisition et la préservation du château de Ludwigstein près de Witzenhausen sur la Werra » fut fondée en avril 1920, laquelle entreprit aussitôt une intense campagne de collecte et de sensibilisation. Comme le soulignent explicitement les statuts, le château devait être aménagé en auberge de jeunesse, en tant que mémorial dédié aux membres des mouvements de jeunesse libres et allemands tombés durant la Grande Guerre. Il devait également servir de lieu de rencontre aux différents groupes, districts et ligues.

Sur les 165 000 marks initialement jugés nécessaires pour les travaux extérieurs, 80 000 furent réunis en l’espace de neuf mois. Ce fut un bel exemple de l’ardeur militante et de la générosité reconnaissante de la jeunesse allemande pour un foyer commun. La bienveillance du gouvernement et des autorités dissipa bien des inquiétudes.

Die Juli 1921 auf dem Ludwigstein stattgehabte Wandervogellehrertagung erweist, daß das berufliche Erlebnis neben gleicher innerer Einstellung und gemeinsamer Jugendzeit ein bindendes Element bedeutet. Zu einem Mittelpunkt der Volkserziehung in künstlerischer Beziehung ist die Jugendburg Ludwigstein schon Weihnachten 1921 durch eine Verkaufsausstellung von Wertwaren geworden, die sich eines Massenbesuchs der ländlichen Bevölkerung der Umgegend erfreuen konnte. Im Jahre 1922 wurde im Erdgeschoß ein geräumiger Laden für den Bücher-, Ton-, Drechsel- und Schmuckwarenverkauf eingerichtet.

Auch durch die Zeiten der stärksten Geldentwertung wurde der weiterbau durchgeführt. Viele halfen. Der Dichter Ludwig Finckh, Gaienhofen am Bodensee, machte seinen Einfluß, überall zur Mithilfe veranlassend, geltend. Neben eigentlichen Jugendbünden treffen sich auf dem Ludwigstein in steigendem Maße auch Preise Erwachsener. Im Juni 1922 fanden sich die Volksschullehrer von Göttingen und Kassel ein. Herbst 1923 hielt der 7. Turngau der Deutschen Turnerschaft dort sein Treffen ab. Und endlich ging der 2. Meißner- tag 1923 auf der Burg vonstatten, der drei Tage lang Tausende von Angehörigen der deutschen Jugendbewegung einte. Schüchtern zeigen sich Schulklaffen zu längerem Aufenthalt. Vielleicht haben sie den Weg durch Wandervogellehrer dorthin gefunden.

La rencontre des enseignants Wandervögel qui se tint au Ludwigstein en juillet 1921 démontre que l’expérience professionnelle, jointe à une même disposition intérieure et à une jeunesse partagée, constitue un puissant lien. Dès Noël 1921, la forteresse de jeunesse Ludwigstein devint un centre d’éducation populaire d’inspiration artistique grâce à une exposition-vente d’objets d’artisanat de qualité, qui attira une foule nombreuse issue de la population rurale environnante. En 1922, un vaste magasin fut aménagé au rez-de-chaussée pour la vente de livres, de disques, d’objets tournés sur bois et de bijoux.

Même durant les périodes de plus forte dévaluation monétaire, les travaux se poursuivirent. Beaucoup apportèrent leur aide. Le poète Ludwig Finckh, de Gaienhofen sur le lac de Constance, mit son influence au service du projet, suscitant partout des élans de coopération. Aux côtés des mouvements de jeunesse proprement dits, un nombre croissant de cercles d’adultes se réunissent également au Ludwigstein. En juin 1922, les instituteurs de Göttingen et de Cassel s’y retrouvèrent. À l’automne 1923, le 7ᵉ district de gymnastique de la Fédération allemande de gymnastique y tint sa rencontre. Enfin, le deuxième Jour du Meißner se déroula au château en 1923, rassemblant durant trois jours des milliers de participants issus du mouvement de jeunesse allemand.

Timidement, des classes scolaires commencent à s’y rendre pour des séjours prolongés. Peut-être y ont-elles été conduites par des enseignants Wandervögel.

(Extrait du livre d’or du château).

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